L'autoconsommation en pratique

Production, autoconsommation : les règles

Quand il fait soleil, l’installation produit du courant que vous êtes à même de consommer directement.

  1. Si vous produisez exactement autant que ce que vous consommez, pas de facturation, l’électricité est gratuite.
  2. Lorsque, à un instant donné, vous consommez davantage que votre production, le compteur n’enregistre que la différence.
  3. Si votre production instantanée est supérieure à votre consommation instantanée : cela dépend.

▷ Si vous avez une installation d’autoconsommation de base, votre courant entre gratuitement dans le réseau, qui ne vous rémunère pas.

▷ Mais vous pouvez aussi avoir conclu un contrat de rachat du courant excédentaire – c’est juste un peu plus compliqué administrativement, et vous devez faire réaliser l’installation par une entreprise agréée RGE.

Attention : pour le type d’installation d’autoconsommation dont nous parlons, il n’y a pas de stockage de l’électricité produite, donc pas déphasage entre production et consommation : si vous produisez plus que vos besoins à un instant, cela ne vous donne pas droit à de l’électricité gratuite plus tard.

Il faut donc bien dimensionner son installation pour être en capacité d’absorber en instantané la majeure partie de sa production pendant les périodes d’ensoleillement. Vous ferez davantage d’économies  en adaptant vos pratiques de consommation afin bénéficier de cette électricité gratuite – par exemple lancer les appareils électroménagers ou faire fonctionner le cumulus le jour, pas la nuit.

Les coûts, les gains

La première règle, c’est que toutes les installations sont différentes : qu’il s’agisse du matériel lui même, mais aussi des besoins en électricité de l’autoconsommateur. Surtout dans le cas d’autoconsommation sans revente de surplus, il est essentiel de fixer la puissance produite en fonction de ce qui peut être consommé : sinon, votre installation sera surdimensionnée, son coût sera trop élevé par rapport aux économies réalisables. Donc : on peut donner quelques ordres de grandeur et quelques exemples, mais à titre indicatif seulement, il faut étudier chaque projet de façon spécifique.

Prenons comme exemple une petite installation : deux panneaux, soit une puissance installée de 0,750 kWc (kilowatt crête, c’est à dire la puissance maximale disponible dans des conditions idéales d’ensoleillement). Coût : environ 800 € (panneaux, kit de fixation, onduleur et petit matériel électrique). L’installation ne délivre pas une grosse puissance, mais cela suffit pour tous les appareils qui fonctionnent plus ou moins en continu : les appareils qu’il faut laisser en veille (la box par exemple), le réfrigérateur, etc. Et pour une partie des utilisations courantes : éclairage, électro-ménager. Vous allez donc consommer une bonne partie de votre production.

Résultat : une diminution de la facture d’électricité de 130 € par an, ce qui vous permet d’amortir l’investissement en moins de sept ans. Attention : cela peut varier de façon importante en fonction de vos habitudes et de vos appareils électriques !

On peut imaginer beaucoup d’autres scénarios : si vous recevez beaucoup de monde l’été, avec par conséquent de nombreuses lessives et de nombreuses douches, il peut être intéressant de prévoir une installation plus puissante, à condition de piloter le cumulus pour qu’il fonctionne dans la journée et de prévoir les lessives plutôt le matin – en plus, le linge pourra sécher dehors.

Dans de tels cas, il peut aussi être utile d’envisager la formule d’autoconsommation avec revente du surplus. Dans notre exemple précédent, vous revendrez du surplus dans les périodes de moindre affluence, et cela peut permettre de compenser le coût plus élevé de l’installation.

Conclusion : c’est à vérifier au cas par cas !

Et les Centrales Villageoises du Trièves sont prêtes à vous aider pour dimensionner convenablement votre installation.

Le document présenté au cours de la réunion d’information du 29 mai 2021 est en ligne :

Autoconsommation 29 mai 2021